Domaines abordés :
Médecine

Secteurs abordés :
Dermatologie

Mots-clés :
cholestase
contagion
   Epidémiologie de l’hépatite B
dermatose
endocrinopathie
grossesse
   Formation des sages-femmes
   Les groupes sanguins
   Prévention des troubles dus à la carence en iode
   Impact des carences nutritionnelles sur l’anémie de la femme enceinte
   Conduite à tenir devant une protéinurie
   Aciclovir
   Prévention de la transmission du VIH-1 de la mère à l’enfant dans les pays en développement
hémopathie
infection
   La cicatrisation dirigée
   Le sondage vésical à demeure
   Les infections après l’accouchement
   Vaccins égoïstes ... vaccins altruistes ....
   Le drainage
   Du bon usage des antibiotiques
   Otalgie
   Traitement des fractures du membre inférieur avec grands délabrements des parties molles
   Le traitement de l’escarre
médicament
   Conduite à tenir devant une intoxication aiguë médicamenteuse chez l’enfant
   La participation des populations aux soins de santé primaires
peau
   La dracunculose, une maladie en voie de disparition
démangeaisons


Conduite à tenir devant un prurit en 10 points

Plus qu’un symptôme parfois très désagréable, le prurit constitue un véritable signal d’appel pour des maladies aussi diverses que la gale, les affections cutanées, les hémopathies malignes ou l’insuffisance rénale chronique. Face à un prurit, le diagnostic étiologique repose principalement sur l’analyse topographique du prurit et la recherche minutieuse de lésions cutanées ne pouvant être attribuées au grattage. Le meilleur traitement du prurit est étiologique. Les mesures symptomatiques font appel aux médicaments antihistaminiques et à l’utilisation de produits d’hygiène adaptés, dont l’efficacité est souvent incomplète.

Le prurit se définit comme une sensation conduisant à une envie irrésistible de se gratter. Il s’agit d’un motif de consultation fréquent qui pose alors un double problème : d’une part, pour le patient en raison du caractère souvent inconfortable du prurit et du retentissement qu’il peut avoir sur la vie sociale et professionnelle, et d’autre part, pour le soignant car le prurit constitue un véritable signe d’appel pour de nombreuses pathologies de nature et de gravité extrêmement variables (tableau n° 1). Il appartient ainsi au soignant non seulement de mettre en oeuvre un traitement permettant d’apporter un soulagement rapide, mais également de savoir reconnaître la maladie causale parmi la multitude d’affections pouvant être à l’origine d’un prurit.

Les mécanismes intimes conduisant au prurit restent mal connus mais sont probablement multifactoriels. Les causes du prurit sont néanmoins classées de façon schématique en 2 groupes principaux : les prurits secondaires à des maladies primitivement cutanées appelées "dermatoses prurigineuses", et les prurits d’origine " interne" qui sont la conséquence de divers désordres métaboliques ou carentiels. Si cette classification est peut-être trop simpliste, elle a néanmoins le mérite de résumer la stratégie qui permettra d’aboutir à un diagnostic précis.

Le texte suivant détaille - en 10 points - la conduite diagnostique et thérapeutique à tenir devant un prurit.


Page imprimée sur http://www.ledamed.org