Domaines abordés :
Médecine

Secteurs abordés :
Thérapeutique

Mots-clés :
chimiothérapie
radiothérapie
métastases


Douleur du cancer

Diagnostic étiologique et traitement des différentes douleurs cancéreuses

Il est primordial de diagnostiquer et d’évaluer la douleur cancéreuse pour pouvoir lui opposer une thérapeutique adéquate. Ceci repose sur un interrogatoire permettant la précision de l’histoire de la douleur et des antécédents pathologiques, sur une enquête thérapeutique, l’examen clinique et les examens complémentaires. On utilise des échelles d’évaluation de différents types permettant de cerner la douleur dans ses différentes composantes : physiques, psychiques et comportementales.

Diagnostic étiologique, différentes douleurs cancéreuses :

- Les lésions osseuses : La douleur est constante, permanente s’exacerbant la nuit, elle devient intolérable quand elle s’associe à une atteinte des structures nerveuses adjacentes.

- L’atteinte des structures nerveuses  : C’est la deuxième cause de douleur. Il peut s’agir de compression ou d’infiltration nerveuse occasionnant soit des douleurs fulgurantes évoluant par crises, soit une douleur dysesthésique permanente. L’atteinte peut être périphérique ou centrale, localisée ou diffuse.

- Les douleurs abdominales : L’infiltration tumorale peut entraîner l’obstruction d’un viscère creux, irriter les séreuses ou distendre le parenchyme d’un organe plein occasionnant une douleur d’intensité variable. Les métastases intrahépatiques peuvent être asymptomatiques ou se manifester par une douleur permanente avec irradiation scapulaire droite témoignant de l’irritation diaphragmatique.

- Nécrose, inflammation et ulcérations des muqueuses, Infiltration et occlusion des vaisseaux sanguins, douleurs d’origine iatrogène post-chimiothérapies ou post-radiothérapie.

Traitement de la douleur cancéreuse

Elle nécessite une prise en charge globale du patient. Le traitement doit obéir à des règles de prescription : * identifier le mécanisme physiopathologique de la douleur, * prévenir la douleur et la contrôler durant le nycthémère, (administration adaptée à l’intensité de la douleur et l’intervalle de prise aux données pharmacocinétiques du produit, à l’état physiologique du malade et à l’efficacité du produit dans les 48 heures initiales).

La voie d’administration privilégie toujours la voie orale en dehors de toute contre-indication.

Le choix du traitement dépend de l’intensité de la douleur. Lorsque l’antalgique prescrit devient, à posologie adéquate, inefficace, il faut passer à un médicament appartenant à un groupe plus puissant.

Les effets secondaires liés au traitement antalgique doivent être prévenus systématiquement.

La stratégie thérapeutique obéit depuis quelques années aux paliers de l’organisation mondiale de la santé comportant trois niveaux :

* Les antalgiques de niveau I sont représentés essentiellement par les antalgiques périphériques (paracétamol, aspirine), * Les antalgiques de niveau II comportent les morphiniques faibles, * Les antalgiques de niveau III regroupent les morphiniques forts.

Les antidépresseurs : À côté de leur effet antidépresseur, ces médicaments ont été démontré avoir un effet analgésique s’observant dans les états douloureux qui répondent mal ou pas du tout aux analgésiques morphiniques, c’est le cas des douleurs neuropathiques.

Les anticonvulsivants : Carbamazépine (Tégretol®) et clonazépam (Rivotril®) : ils agissent sur la composante fulgurante des douleurs neuropathiques.

Les corticoïdes : Ils sont psychostimulants, anti-inflammatoires, antalgiques et antitumoraux, les faisant privilégier en phase terminale du cancer. Ils sont efficaces sur les douleurs hépatiques, les douleurs osseuses, les syndromes neurologiques (méningites tumorales, péridurites métastatiques, compressions médullaires et syndromes d’hypertension intracrânienne).

Hypocalcémiants : diphosphanates qui ont un effet direct sur les douleurs de métastases osseuses (Clastoban®, Aredia®).

Les thérapeutiques non médicamenteuses : Elles jouent un rôle important dans la prise en charge des cancéreux


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