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Fiche 2a : HYGIENE ET SECURITE

Le personnel du laboratoire d’Anatomie Pathologique doit être protégé vis-à-vis de trois types de risque :
-  biologiques, c’est-à-dire le risque infectieux, viral et bactérien,
-  toxiques et chimiques, nombreux mais dominés par le formol,
-  physiques, essentiellement le feu.

En retour il doit protéger son environnement. L’élimination des déchets à risque répond à des procédures différentes selon la nature du risque qu’ils font courir « infectieux, chimiques et/ou toxiques, piqûres et coupures ». A ceci s’ajoute le problème particulier des déchets anatomiques.

Risques biologiques

Il faut abolir tout contact direct entre la peau (ou la conjonctive de l’ ?il) et les prélèvements, en se protégeant par des blouses de travail, des gants, des lunettes pour la macroscopie, des sacs de transport des prélèvements, des flacons à bouchons vissés, etc. Le risque biologique est :
-  maximum avec les prélèvements non fixés « liquides, matériels de ponction pour examen cytologique »,
-  moindre, mais pas nul, pour les prélèvements en cours de fixation.
-  il persiste malgré la formolisation, pour certains prélèvements comme ceux provenant d’encéphalopathie à prion.
-  a noter que le matériel congelé doit être considéré, du point de vue biologique, comme un matériel non fixé.

Attention :

-  Un prélèvement même fixé ne doit jamais être manipulé à mains nues.
-  Tout prélèvement doit être supposé dangereux, les gants salis doivent être jetés après son usage, sous peine de contaminer les surfaces manipulées ultérieurement avec ces gants.

Il est impératif de procéder au nettoyage des surfaces supposées contaminées (paillasses, dispositifs de centrifugation, pipettes, matériels de dissection etc.) qui doivent être lavées, dégraissées avec un détergent, décontaminées avec un liquide approprié. Certains produits actuels agissent sur ces trois points, mais le moins coûteux et le plus efficace reste l’eau de Javel.

Mais  : l’eau de Javel n’est efficace que fraîchement diluée. Un berlingot d’eau de Javel concentrée (non périmée), diluée dans deux litres d’eau, garde son activité durant une semaine. La date de la préparation doit être inscrite sur la bouteille.

Risques toxiques et chimiques

Les produits chimiques sont définis selon dix risques, pour lesquels il existe un étiquetage spécifique (cf. les logos des étiquettes des divers dangers sur la fiche 2b) :

Xi irritant (méthylmétacrylate)
Xn nocif (xylène, hydroquinone)
T toxique (formol)
T+ très toxique (cyanure)
F facilement inflammable (toluène)
F+ extrêmement inflammable (éther)
O comburant (qui entretient la combustion)(permanganate de K)
E explosif (acide picrique)
C corrosif (acide chlorhydrique, nitrique)
N dangereux pour l’environnement(ammoniaque)

Des tableaux édités par l’industrie chimique, indiquent la classifica-tion du produit et des conseils en cas d’accident, mais chaque laboratoire doit avoir des protocoles écrits, une conduite à tenir, en cas d’accidents impliquant les produits utilisés dans le laboratoire, surtout pour les plus graves (projection d’acide, inhalation massive de toxique) ou pour les plus courants (risques du formol, du toluène, produits explosifs, inflammables).

La toxicité du Formol

Le formol exerce une activité nécrosante directe sur la peau et les muqueuses, directement liée à son action de fixateur. Ce produit est connu pour provoquer des affections respiratoires et cutanées, toxiques et allergiques. Par ailleurs il est suspecté de favoriser l’apparition de cancer. Sa nocivité s’exerce déjà en dessous du seuil de perception olfactive.

Pour éviter la dispersion des vapeurs de formol, celles-ci doivent être captées à la source. Une aspiration puissante, s’exerçant à dix à vingt centimètres au dessus (ou en dessous pour certaines tables spécialement équipées) doit être branchée dès qu’un récipient contenant du formol est ouvert. C’est en couche mince (formol répandu sur une paillasse) qu’il se vaporise le plus rapidement.

Un laboratoire d’Anatomie Pathologique ne doit pas sentir le formol. Il est toxique avant qu’on ne le sente.

Le risque d’incendie

Partout présent dans un laboratoire d’Anatomie Pathologique, il est surtout important autour de la paraffine et des alcools . Il est à son maximum dans l’aire de l’automate à inclusion, favorisé par les courts-circuits que provoquent les coulures de paraffine qui s’insinuent entre les contacts. Tout laboratoire doit posséder des dispositifs d’étouffement du feu.

Attention :

-   couverture, bouteille de neige carbonique, etc., doivent être disponibles à proximité immédiate des automates et être utilisés à la moindre alerte .

-   Ne jamais mélanger eau de Javel et formol car risque d’explosion !

 

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