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Formation et recyclage d’accoucheuses traditionnelles dans la région de Ségou (Mali)

Evaluation des connaissances et des pratiques

L’objectif de nombreux pays en développement est de confier la surveillance des grossesses et des accouchements à des sages-femmes. Cette proposition est théoriquement raisonnable, et probablement applicable dans les grandes villes mais peu réaliste en brousse, où nombre d’accouchements se font avec l’aide d’une accoucheuse traditionnelle (AT).

Le rôle des AT est clairement reconnu et expliqué dans le PRODESS (Programme de développement sanitaire et social) du Mali mais certaines pratiques "traditionnelles", comme le fait de tirer sur le cordon pour extraire le placenta ou d’appliquer des emplâtres sur l’ombilic, peuvent et doivent disparaître. L’intégration des AT comme relais communautaires dans le fonctionnement des centres de santé passe par leur formation.

la Fondation Leïla Fodil a soutenu pendant 7 ans un projet de formation dans la région de Ségou. L’enseignement a été donné par une sage-femme expérimentée, chef du projet, et un infirmier en retraite. Le matériel didactique consistait en un livret en bandes dessinées, sans texte, illustrant les connaissances de base et certains gestes. Il comprenait 5 chapitres : surveillance de la grossesse, surveillance du travail et de la naissance, délivrance naturelle, soins au nouveau-né, surveillance postnatale, planification familiale, en détaillant plus particulièrement la planification familiale naturelle par l’observation de la glaire cervicale.

Les AT devant bénéficier de la formation ont été choisies par les chefs des villages ou par les conseils de village. Elles étaient toutes volontaires. Au total, 365 accoucheuses traditionnelles ont été formées

En ce qui concerne la technique pédagogique, les AT étant le plus souvent des femmes illettrées. L’enseignement ne pouvait être qu’oral et démonstratif. Il a reposé sur la mémorisation des images du livret, en exposant chaque partie du programme, en répétant le discours et l’examen des pages du livret, en faisant la démonstration des gestes de soins, en particulier le séchage des nouveau-nés à la naissance, en invitant les AT à répéter plusieurs fois ces gestes et les explications jusqu’à ce que les réponses soient adaptées. Un exemplaire du livret a été donné à chaque AT à la fin de la formation, ainsi qu’un petit lot de matériel de soins simple.

Après 6 ans de formation, une évaluation portant sur les connaissances et les pratiques a été effectuée auprès d’une partie des AT formées. Les entretiens d’évaluation étaient réalisés par la sage-femme et l’infirmier à l’aide d’un questionnaire qui explorait essentiellement : * Qu’est-ce que cette formation a apporté aux accoucheuses pour la reconnaissance de leurs services ? * Qu’ont-elles pensé de l’enseignement donné ? * Qu’ont-elles retenu ? * Les connaissances acquises sont-elles différentes suivant le mode d’enseignement ? * Qu’ont-elles fait avec cette formation ? Quels sont les résultats en matière d’amélioration de la santé des femmes enceintes ? Le questionnaire complet est présenté en encadré.

En outre, le livret était examiné avec les AT formées et il leur était demandé de le commenter.

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Il ressort globalement de cette expérience que les AT formées montrent un intérêt unanime pour le suivi prénatal, notion nouvelle. Cet intérêt est fondé sur la connaissance des complications de la grossesse et de l’accouchement afin d’éviter la survenue d’un drame au village. Elles savent qu’elles ont un rôle de prévention des accidents de la grossesse et de la naissance. Les limites de leur pratique sont acceptées. Le recours aux gris-gris, aux incantations et autres pratiques "traditionnelles" n’est plus pratiqué par les AT qui ont reçu la formation. Le seul recours dont elles disposent et dont elles connaissent l’importance est l’information des femmes et le transfert vers une maternité des femmes à risques ou en état de complication déclarée. Plus la décision sera prise tôt, plus les chances de succès seront grandes. Dans les territoires où les AT ont été formées, le nombre de morts maternelles a beaucoup diminué. Les AT formées sont ainsi devenues des femmes ressources ayant un rôle d’information sanitaire.

Toutefois, la formation avait aussi un certain nombre de points faibles :

- Les séances ont été en général trop brèves. Pour bien comprendre la totalité du livret, document de base conservé par l’AT et qu’elle pourrait "relire", il aurait fallu beaucoup plus de temps.

- Certains sujets, tels que la vaccination antitétanique, semblent ne pas avoir retenu l’attention des AT.

- L’enseignement donné n’a pas toujours été complet. * La planification familiale a été peu enseignée.

En conclusion, l’enseignement devrait être fait par des personnes très

 
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