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La rougeole

diagnostic, évolution et traitement de la rougeole

I. Épidémiologie

- transmission directe par les fines gouttelettes de salive émises lors de la toux

- grande contagiosité : période d’invasion (4 jours) et début de l’éruption (48 heures)

- épidémies récentes : 10 % de mortalité (âge moyen : 17 à 20 mois)

- gravité par dénutrition, retard des soins, infections associées (paludisme, VIH), contamination virale massive par promiscuité, couverture vaccinale insuffisante

Il. Symptomatologie

- incubation silencieuse de 10 jours

- invasion (4 jours) : 39°/40°, anorexie, catarrhe, diarrhée, signe de Koplick

- phase d’état (4 à 5 jours) :

. éruption débutant derrière les oreilles puis gagnant tout le corps en 3 jours

. petites tâches rouge doré d’un demi centimètre de diamètre s’effaçant à la pression, . devenant rapidement congestives et se couvrant de vésicules (graines de mil) qui se rompent rapidement et se desséchent donnant à la peau un aspect granité, tigré

- évolution progressive :

fièvre et éruption disparaissent en 4 à 5 jours, diarrhée et anorexie durent quelques jours de plus, enfant fatigué et amaigri pendant plusieurs semaines

III. Complications : fréquentes, souvent graves

- précoces : (liées au virus) rougeole maligne ou toxique emportant l’enfant en quelques heures

- tardives : complications dues à une surinfection bactérienne, liées au virus lui-même, ou à une aggravation d’un état antérieur (malnutrition)

1. Complications respiratoires (10 à 80 % des rougeoles en pays tropical)

- pneumonies précoces (invasion virale massive, surtout chez l’enfant dénutri) : détresse respiratoire, fièvre élevée ; évolution vite fatale

- surinfections bactériennes (en fin d’éruption) : bronchopneumonie, pleurésie ou abcès du poumon ; antibiotiques, réhydratation et renutrition sauvent souvent l’enfant.

- autres atteintes des voies aériennes :

. otites bactériennes, pouvant, en l’absence dantibiothérapie se compliquer de mastoïdite, voire de méningite

. laryngites précoces, virales et peu graves

. laryngites tardives bactériennes sévères (toux aboyante, rauque, gêne respiratoire)

2. Complications neurologiques

- convulsions fébriles banales

- encéphalites (8 à 10 jours après l’éruption) : troubles de la conscience, convulsions, paralysies ; 30 % d’évolution sévère (épilepsie, retard mental), mortalité : 10 %

- encéphalite subaiguë (exceptionnelle) : 3 à 10 ans après la rougeole  ; dégradation intellectuelle, myoclonies ; taux d’anticorps très élevé, évolution toujours fatale en quelques mois

3. Complications oculaires : 1/3 des cécités en Afrique

conjonctivites et surtout kératites : l’antibiothérapie précoce peut sauver l’oeil 4. Complications digestives

- rougeole simple : diarrhée modérée

- infections digestives bactériennes (salmonelles, shigelles) et parasitaires (amibiases) favorisées et aggravées : diarrhée glairo-sanglante fréquente, se compliquant souvent d’une déshydratation fatale.

IV. Traitement

- aucun médicament directement efficace contre le virus de la rougeole

- lutte contre la déshydratation, la dénutrition, les surinfections bactériennes :

. désinfecter le nez, la gorge et surtout les yeux (collyre antibiotique 3 fois/jour)

. administrer systématiquement un traitement antipaludique

. alimentation par sonde naso-gastrique en cas d’anorexie et/ou de dénutrition

. supplémentation en vitamine A utile : 400 000 u.i.

. antibiothérapie au moindre signe de surinfection bactérienne : amoxicilline, cotrimoxarole, céphalosporine, chloramphénicol ; bi-thérapie en cas d’atteinte pulmonaire sévère : céphalosporine + aminoside par exemple.

V. Le point sur la vaccination

- vaccin vivant donc fragile : détruit par la chaleur (danger de rupture de la chaîne du froid), durée de vie relativement courte

- détruit par les anticorps rougeoleux maternels qui persistent entre 0 et 1 an :

. de 0 à 6 mois : vaccin détruit par ces anticorps donc inefficace

. entre 6 mois et 1 an, efficacité imprévisible

Deux schémas vaccinaux :

-> vacciner dès 6 mois en cas d’épidémie, puis faire une seconde injection avant l’âge de 2 ans

-> vacciner à partir de 9 mois et faire un rappel entre 3 et 6 ans

 
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