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Diagnostic des schistosomoses

bilharziose

Il repose toujours actuellement sur la mise en évidence des oeufs du parasite.

Généralités

Deux principales espèces de schistosomes parasitent l’homme : Schistosoma mansoni (S.m.), hépato-intestinal, et Schistosoma haematobium (S.h.), génito-urinaire. Ces parasites se développent dans les vaisseaux sanguins intra-hépatiques puis les femelles fécondées migrent vers un territoire d’élection où elles pondent leurs oeufs. Les prélèvements nécessaires à leur mise en évidence dépendent donc de cette localisation. Les oeufs contiennent tous une larve dénommée miracidium et possèdent tous un éperon. Par ailleurs, ils sont responsables de la pathologie observée : au cours de la traversée des tissus et lorsqu’ils sont embolisés par voie circulatoire puis bloqués dans différents organes (en particulier le foie), ils engendrent la formation de granulomes inflammatoires, dits granulomes bilharziens, dont le nombre sera en grande partie responsable de l’importance des troubles présentés.

Pour toutes les schistosomoses, les miracidiums sortent des oeufs éliminés dans le milieu extérieur puis pénètrent chez un mollusque d’eau douce. Après diverses transformations et multiplications chez cet hôte intermédiaire, il en ressort d’autres larves dénommées furcocercaires. Ces dernières nagent librement dans l’eau et pénètrent chez l’homme par voie transcutanée à l’occasion d’un bain ou de toute autre activité aquatique. Les mollusques permettant cette évolution sont différents selon l’espèce de schistosome, leur présence ou absence dans certaines régions explique en partie la répartition géographique des différentes schistosomoses.

Diagnostic des schistosomoses

Le diagnostic peut être évoqué d’emblée, en fonction de la symptomatologie et de l’origine géographique du patient. Parmi les examens biologiques de base, l’hyperéosinophilie sanguine peut manquer dans les schistosomoses anciennes. Présente, elle est souvent peu importante lorsqu’il s’agit d’une schistosomose sans autre parasitose associée. Élevée, elle peut correspondre au début de l’infestation (phase dite d’invasion) mais elle doit surtout faire rechercher une autre helminthiase associée, en particulier filariose ou anguillulose.

Dans quels prélèvements peut-on retrouver les oeufs du parasite ?

Les prélèvements peuvent se faire dans les urines, les selles, par biopsie rectale, par biopsies anatomo-pathologiques lors d’une intervention chirurgicale. L’examen des urines permet de retrouver les oeufs de S.h. (de manière très exceptionnelle, des oeufs de S. m. ont pu être mis en évidence dans les urines). Les oeufs de tous les schistosomes peuvent être mis en évidence dans les selles (y compris ceux de S.h., cependant beaucoup moins fréquemment que dans les urines, prélèvement de choix pour cette espèce). Les biopsies rectales permettent de retrouver les oeufs de chacune des espèces.

Dans tous les cas, il est intéressant de préciser la vitalité des oeufs.

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