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Embryotomie céphalique

embryotomie céphalique - une technique simplifiée

L’embryotomie est une technique d’extraction foetale par voie basse. On y a souvent recours pour éviter une césarienne sur enfant mort pendant le travail, après l’ouverture de l’oeuf mort, qui est de la plus haute gravité. C’est une technique qui a disparu dans les pays développés mais qui reste d’actualité dans les pays à faible couverture sanitaire. Devant la rareté des instruments d’embryotomie, est ici exposée une technique simplifiée ne nécessitant pas un matériel particulier.

Conditions de réalisation de l’embryotomie :

- Conditions liées au foetus : le foetus doit être mort, la présentation doit être céphalique, la présentation doit être engagée ou au minimum fixée.

- Conditions tenant de la mère : la dilatation du col doit être complète ou presque complète (> 8 cm), la poche des eaux doit être rompue, l’utérus doit être souple.

Notre technique

- Préparation de la patiente  : mise en place d’une bonne voie veineuse, groupe sanguin et rhésus déterminés, - sonde urinaire à demeure, asepsie vulvo-vaginale, mise en place de champs stériles, habillage chirurgical de l’opérateur et de son aide.

- Le matériel  : 2 pinces de Museux, 2 valves vaginales,1 lame de bistouri montée sur un manche,1 paire de ciseaux, 1 porte-aiguille et une pince à disséquer.

- L’anesthésie  : On y a rarement recours mais il parait souhaitable de réaliser tout accouchement par voie basse d’un enfant mort-né par craniotomie sous anesthésie générale dans les centres où il existe un technicien en anesthésie et des drogues anesthésiques. La Kétamine® est alors l’anesthésique conseillé. On peut aussi utiliser du Fluothane®, à faible concentration (0,5%), car, à plus forte dose, en diminuant le tonus utérin, il peut majorer le saignement. La rachianesthésie est une alternative.

- La technique proprement dite  : La patiente en position gynécologique et l’aide expose la tête foetale à l’aide de deux valves vaginales. L’opérateur réalise une incision transversale du cuir chevelu foetal sur 3 à 4 cm à travers de laquelle il perfore la boîte crânienne avec la pointe du bistouri. L’ouverture du crâne est agrandi par l’introduction et l’écartement des branches de la paire de ciseaux. Ce geste laisse sourdre du liquide céphalo-rachidien et de la matière cérébrale reconnaissable par son aspect blanchâtre. L’opérateur saisit les deux pinces de Museux et fait une traction vers le bas pour amener la tête sur le plancher périnéal ou parfois pour terminer l’engagement, ensuite, il fait une extraction vers le haut pour dégager la tête.

On est parfois amené à ce stade à faire une épisiotomie si la vulve est rétrécie ou si le périnée n’est pas souple.

Après l’extraction du foetus, on complète la manoeuvre par une délivrance artificielle et une révision utérine. On termine toujours par un examen sous valves à la recherche d’une déchirure du col ou du vagin. On peut alors injecter une ampoule de méthylergotamine (Méthergin®) en intramusculaire ou 5 UI d’oxytocine (Syntocinon®) en perfusion pour assurer la rétraction de l’utérus.

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Développement et Santé
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